Samedi 19 décembre
Le froid m'envahit; j'apporte la tasse de café brulante à mes lèvres gelées. Et j'observe; la beauté émanant de ce paysage embrumé de blanc en vaut la peine. Je pense. Je n'ai toujours pas trouvé de sens à mon existence. à vrai dire, je ne suis pas devenu grand chose. Certains ont beau me penser je m'en-foutiste, il en est faux; je ne me préoccupe que de ce qu'il me semble essentiel. C'est simple, il y a des gens qui pètent des câbles et d'autres qui s'en pètent. Moi j'men pète. Au fond, je dois trouver la vie si précieuse que ces subtilités m'ennuient. Je n'excuserais pas mon comportement léthargique; mais me lever le matin pour affronter de plein front les défauts de la gente humaine m'exaspère. Je préfère marcher seule sur le boulevard des rêves brisés que de me mélanger à un terrien possédant une âme remplie d'égoïsme, d'hypocrisie et d'inhumanité. Bien sûr, il existe encore des 'extra'-terrien; des gens qui en vaillent le coup. C'est ceux là qui me font tenir. Ah oui, je suis toujours autant contradictoire. C'est la vie; Fuzati et son éternel pessimisme vivront toujours en moi, et je chanterais toujours qu'il en faut peu pour être heureux. Heum, qu'importe. Je vais essayer de me contenter d'arrêter de penser, trop; en allant vivre l'instant présent en leur compagnie; d'embaumer mon coeur de bonheur, puis de sentir la vie vivre entre mes trippes.
En vous en souhaitant de même.